Joël Champetier, lauréat du prix Jacques-Brossard
Montréal, 10 mai 2008. Le prix Jacques-Brossard est décerné cette année à Joël Champetier pour son roman de fantasy, Le Voleur des steppes (Alire). La remise du prix a eu lieu dans le cadre du congrès Boréal qui réunit chaque année les amateurs de science-fiction et de fantastique et les professionnels du milieu - écrivains, éditeurs et critiques littéraires. Le lauréat a reçu une bourse de 2 500 $ dont la plus grande partie provient d’une commandite de Bleu Outremer, firme de communication et de design de Québec.
La lutte entre les trois finalistes a été très serrée, le deuxième tour se terminant même sur une triple égalité. Le troisième tour a consacré Joël Champetier comme lauréat du prix Jacques-Brossard 2008, les deux autres finalistes étant Francine Pelletier pour Si l’oiseau meurt (Alire) et Élisabeth Vonarburg pour le 5e tome de Reine de mémoire, La Maison d’équité (Alire) et pour les nouvelles Pas de deux (Solaris 163), La Voix qui chantait le cÅ“ur du monde (Jazzosphère) et Les Invisibles (Khimaira 11).
Le Voleur des steppes approfondit l’univers de Contremont mis en place dans Les Sources de la magie (Alire, 2002). Le jury a salué l’efficacité narrative du récit qui confirme, une fois de plus, que Champetier est un raconteur de première classe. Cette efficacité repose en bonne partie sur un imaginaire débridé et riche et sur la capacité de l’auteur à incarner des personnages originaux et attachants. Dans cet univers de fantasy somme toute classique, le lecteur découvre une vision du monde empreinte d’humanisme qui enrichit le propos et un créateur qui joue avec les codes du genre qu’il a aussi exploré en littérature jeunesse au cours des années 1990.
Le prix Jacques-Brossard, qui succède au Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, consacre la meilleure production de l’année destinée aux adultes. Ainsi ce sont près de 80 auteurs - romanciers et nouvellistes - qui étaient en lice pour le prix Jacques-Brossard.
Le jury était composé de Jean Barbe, directeur littéraire chez Leméac éditeur, d’Éric Bilodeau, réalisateur de films de science-fiction, de Guillaume Voisine, éditeur du fanzine Brins d’éternité, de Shirley-Carol Landry, conceptrice et animatrice du portail sffq.org et de Lucie Arsenault, professeure de littérature dont le mémoire de maîtrise porte sur la figure du vampire dans les Å“uvres fantastiques québécoises.
Source : Passeport pour l’imaginaire

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